Blog chevron_right Impôts non-résidents
DémarchesPublié le 5 mai 2026·6 min de lecture·Par L'équipe Alveo
Posséder un bien en Espagne quand on vit en France crée des obligations fiscales des deux côtés des Pyrénées. IRNR, IBI, imposition des loyers : le point complet sur ce que paie réellement un propriétaire non-résident en 2026.
Même sans louer votre bien, vous devez déclarer chaque année un revenu fictif d'usage : 1,1 % ou 2 % de la valeur cadastrale, imposé à 19 % pour les résidents de l'UE. Pour un appartement type, cela représente souvent 200 à 500 € par an. La déclaration (modelo 210) se fait avant le 31 décembre.
Les loyers sont imposés à 19 % pour les résidents de l'UE, après déduction des charges réelles : intérêts d'emprunt, IBI, assurance, travaux au prorata de la période louée. Depuis 2024, la déclaration est annuelle et non plus trimestrielle, une vraie simplification.
La convention fiscale franco-espagnole évite la double imposition : les revenus espagnols se déclarent aussi en France, avec un crédit d'impôt équivalent à l'impôt français correspondant.
L'IBI est l'équivalent de la taxe foncière : 0,4 à 1,1 % de la valeur cadastrale selon la commune, dû chaque année par le propriétaire au 1er janvier. S'y ajoute parfois une taxe d'enlèvement des ordures.
La plus-value est imposée à 19 % pour les résidents UE. L'acheteur retient 3 % du prix et les verse au fisc espagnol comme acompte, vous récupérez l'excédent si votre impôt réel est inférieur. S'ajoute la plusvalía municipale, calculée sur la valeur du terrain.
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